Gilead et Influences

Publié par Alexis Comte, le 04-08-2020    

La crise de la COVID a mis en évidence les pratiques d’influence des laboratoires pharmaceutiques. Ces grands groupes sont maintenant pour la plupart de grandes multinationales côtées sur les marchés et soumis à la logique des intérêts du capitalisme financier bien loin des intérêts de santé publique. L’homologation en urgence par l’UE du Remdésivir du laboratoire Gilead comme seul (et coûteux) traitement pour traiter la COVID semble bien être une réussite du travail des Influenceurs de Gilead.

Qui est Gilead ?

Gilead est un laboratoire créé en juin 1987 qui a connu une ascension fulgurante. Par le jeu des fusions acquisitions, il est passé du 20ème au 6ème rang mondial. En 2019, ce groupe américain employait près de 12 000 personnes avec un chiffre d’affaires de 22,5 milliards de dollars.

Ses actionnaires sont de grands fonds d’investissements américains que l’on retrouve aussi dans l’actionnariat de grands groupes multinationaux comme Bouygues, Air France, Veolia,.. (26) ou encore des groupes audiovisuels comme BFM TV (41) et aussi des GAFAM comme Facebook (42)

Les logiques de Gilead sont donc celles du profit à court terme et du cours de l’action de bourse. Il n’est donc pas surprenant que les budgets allouées à la promotion et l’influence soit si disproportionnés par rapport aux budgets de la recherche. Ainsi, l’en­tre­prise a dépensé plus de deux millions d’eu­ros en influence dans les trois premiers mois de l’an­née, une augmen­ta­tion de 32 % par rapport à la même période en 2019. C’est d’ailleurs ce que dénonçait le Professeur Raoult lors de son audition à l’Assemblée Nationale.(24)

Historique

Ce n’est pas la première fois que Gilead apparaît dans l’actualité. 

Une étude non éthique au Sénégal.

Au Sénégal, Gilead a été accusé par les activistes d’Act Up de de Rest de faire de l’expérimentation humaine sur des travailleuses du sexe pour des études portant sur des traitements concernant la transmission du VIH. Sous la pression, le Sénégal a finalement mis fin aux expérimentations.(43)

Sovaldi : Un traitement sur l’hépatite C

En 2014, Gilead instau­re le prix de 40 000 euros par patient pour le Sovaldi, un trai­te­ment contre l’hé­pa­tite C. Les négociations menées par, la ministre de la santé se firent sur la base d'un rapport du Professeur Dhumeaux… lequel avait des liens d’intérêt avec Gilead (28) ainsi que 12 autres des 20 experts dont le très médiatique Yazdan Yazdanpanah. (31)

Le Remdévisir classé comme médicament Orphelin par la FDA

Au début de la pandémie de la COVID, L’administration Trump a mis en place un groupe de travail. On y retrouve Joe Grogan (14), ancien lobbyiste à Gilead de 2011 et 2017. Gilead avait obtenu le clas­se­ment du Remdési­vir, comme « médi­ca­ment orphe­lin », ce qui lui garan­tis­sait sept ans d’ex­clu­si­vité. Gilead y a fina­le­ment renoncé pour éviter un scan­dale.

Manipulation du cours de bourse.

En pleine crise de la COVID et pendant le confinement, Gilead usa d’annonces et de manipulations douteuses afin de faire grimper artificiellement les cours de bourse et engranger pour plus de 10 milliards de profit en quelques jours. (21)

Une influence à tous les niveaux

Si les Laboratoires pharmaceutiques consacrent autant d’argent sur l’influence et la promotion plutôt qu’à la recherche, c’est que, malheureusement, le système est conçu pour ne pas mettre la santé dans les priorités.

Grâce aux lois sur la transparence, on sait que Gilead aurait dépensé la somme colossale de 63 millions d’euros sur les 7 dernières années pour asseoir son influence en France.

Source : https://www.eurosfordocs.fr/metabase/dashboard/8?entreprise=Gilead%20Sciences

Influence sur les études cliniques.

La plupart des études cliniques sur les médicaments demandés par les institutions publiques sont réalisées par le laboratoire fabricant le médicament ou par des experts ayant des liens d’intérêt avec le laboratoire. Consciemment ou inconsciemment, on comprend que les résultats des chercheurs puissent être biaisés et qu’ils aient du mal à mordre la main qui les nourrit.

Influence publications scientifiques

Le désastre de l’étude du Lancet a mis en évidence l’univers feutrée des revues scientifique et ses probables liens avec l’industrie pharmaceutique. Le 23 mai 2020, l’an­cien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy déclarait : « Les labo­ra­toires phar­ma­ceu­tiques sont telle­ment forts finan­ciè­re­ment et arrivent à avoir de telles métho­do­lo­gies pour nous faire accep­ter des papiers qui […] au fond, font dire ce qu’ils veulent à cela ».

D’une façon générale, les groupes pharmaceutiques auraient dépensé plus de 260 millions d’euros sur la presse spécialisée depuis 2012. Ils usent de plusieurs méthodes pour influencer la presse scientifique comme par exemple déguiser des publicités comme étant des articles. (33)

Influence sur les experts.

Pour l’association Formindep, l’existence d’un lien d’intérêt est un paramètre parmi d’autres à prendre en compte dans l’analyse des propos d’un expert, et un élément qui doit l’écarter de certaines prises de décision. L’absence de lien d’intérêt ne valide pas ses déclarations, de même que la présence d’un lien ne les réfute pas.

Les experts des comités scientifiques qui conseillent les politiques ou apparaissent dans les grands médias sont des cibles de choix pour les laboratoires pharmaceutiques. La plupart des experts du comité scientifique de Macron pour la crise de la COVID avait des liens d’intérêt avec Gilead.

Gilead a financé 97 des 114 membres du Collège des univer­si­taires des mala­dies infec­tieuses et tropi­cales (CMIT), qui regroupe les experts des mala­dies infec­tieuses en France, soit via une rému­né­ra­tion (contre des pres­ta­tions de forma­tion par exemple), soit en tant qu'avantages en nature (hé­ber­ge­ment, trans­port, repas).

Christian Chidiac

« Assi­mi­ler un lien d’in­té­rêt à une quel­conque subor­di­na­tion est un raccourci trop facile et erroné », affirme Chris­tian Chidiac (13) qui a lui même de nombreux liens d’intérêt avec Gilead (17)

Karine Lacombe

La très médiatique Karine Lacombe, présente sur tous les plateaux télé et vue en compagnie officielle du premier ministre a elle aussi des liens avec Gilead (18) (30)

Yazdan Yazdanpanah

(30) Très lié aux laboratoires Gilead, il est à la tête de l’essai “Discovery” et ce n’est probablement pas un hasard si le Remdésivir fait partie des traitements testés. (16) Il est aussi membre à la fois du Conseil scientifique Covid-19 et du Comité analyse recherche et expertise (CARE). « l’un des acteurs-clés dans la gestion de la crise du Covid-19 » comme le présentait de façon hagiographique le journal Le Monde.(29) Ainsi, comme l’écrit dans le Courrier des stratèges, « les essais cliniques Discovery, lancés au niveau européen, sont menés en France par un homme qui a reçu des sommes d’argent de la part des laboratoires dont les médicaments sont testés » . On retrouve aussi le nom de Yazdan Yazdanpanah dans le groupe d’experts ayant fourni le rapport Dhumeaux. Y. Yazdanpanah est depuis 2014 à la tête d’un gros consortium de recherches (REACTing) sur les maladies infectieuses. Y. Yazdanpanah dirige aussi un gros institut thématique de recherche de l’INSERM où il a été nommé en 2017 par le directeur général de l’INSERM Yves Lévy, qui n’est autre que le mari de l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Certains sont même allés jusqu’à étudier une corrélation entre les liens d’intérêt avec Gilead et les prises de position contre l'HydroxyChloroquine (12).

Influence sur les médias

Les actionnaires des grands médias de masse sont les mêmes que ceux des grands groupes pharmaceutiques. On a pu ainsi constater un traitement médiatique totalement différent entre les nouvelles venant du Remdésivir et celles du traitement concurrent Hydroxychloroquine. (36)

Les médias de masse ont d’ailleurs complaisamment relayé les communications de Gilead qui vantaient les mérites de Remdésivir avec parfois beaucoup d’exagérations sans aucune opération de vérification comme l’ont dénoncé plusieurs experts dans une paru dans un article du British Medical Journal (40)

On retrouve d’ailleurs nombre d’actionnaires communs entre par exemple BFM TV et Gilead (41)

C’est une technique bien connue des grands acteurs capitalistiques que de faire porter la promotion de leurs intérêts par des intervenants en apparence neutres ou objectifs comme des journalistes de médias mainstream.

Influence formation des médecins

Dans la plupart des pays, la formation continue des médecins est prise en charge par les visiteurs médicaux et les conférences organisées par les laboratoires.

Influence sur les institutions et les élus

L’industrie Pharmaceutique ayant de l’argent public comme source de financement, on comprends qu’une attention toute particulière soit donnée auprès des institutions. C’est vrai sur les institutions nationales mais surtout sur les institutions européennes, apologies du monde marchand et de la sacro sainte libre concurrence.

Pour la France, la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) recense les lobbies. On y apprend aussi que, en 2019, le groupe Gilead Sciences emploie 4 personnes et a dépensé presque un million d’euros pour son activité de lobbying auprès des seuls parlementaires français. (38)

Source : https://www.hatvp.fr/fiche-organisation/?organisation=391360971##

La porosité entre les institutions européennes et les lobbies

Loin de lutter contre ce qu’on aurait pu appeler autrefois corruption, le parlement européen a validé ce système et intégré des politiques de transparence. Il est donc possible de connaître toutes les entrevues entre les influenceurs et les décideurs ainsi que les dons et autres faveurs accordées.

Ce système a d’ailleurs été mis en évidence par le livre Intoxication de Stéphane Horel (1). Journaliste indépendante, Stéphane Horel, après trois ans d'enquête, a dévoilé les stratégies employées par les lobbies pour court-circuiter la réglementation. En direct de la

 " bulle bruxelloise " où la complaisance à l'égard de l'industrie semble la norme bien loin de l'intérêt général et de la démocratie.

L’Agence Européenne du Médicament (AME ou EMA)

L’Agence Européenne du Médicament est bien sur une cible stratégique pour les laboratoires pharmaceutiques puisque l'homologation d'un médicament par l'agence européenne du médicament entraîne sa validation dans tous les états membres permettant ainsi des économies d’échelle aux laboratoires pharmaceutiques. On comprend donc qu’ils aient tout intérêt à conserver le système européen et que les médias qu’ils influencent en fassent particulièrement la promotion. 

Bien que entrainant une homologation automatique dans tous les pays membres, le niveau d'exigence de l'AME au niveau des essais cliniques est très souple. En effet, les essais n'ont pas besoin d'être effectués par des organismes indépendants et les tests eux même n'ont pas besoin d'être extrêmement concluants.

L’Agence Européenne du médicament a déjà été épinglée en 2009 par l’association Formindep (19) et a donné lieu à un article paru dans le Canard Enchaîné en 2011 sous le titre « Le gendarme européen du médicament testé corrupto-positif »(2), En 2012, c’est même la cour des comptes européenne qui rappelait à l’ordre l'agence pour ses conflits d'intérêts trop voyants (23).

L'Agence Européenne du Médicament (AME) a déménagé à Amsterdam suite au Brexit. Les politique des Pays-Bas, considéré comme un paradis fiscal ont été mises en avant lors de ce choix (3). Grâce à ce déménagement, les groupes multinationaux pharmaceutiques pourront donc, et avec encore plus de facilités faire de l'optimisation fiscale. Les politiques fiscales accommodantes des Pays Bas ne sont probablement pas non plus étrangères au choix de Gilead de construire sa future usine de production proche d’Amsterdam (4).  

En France, les autorités sanitaires en France on perdu le contrôle. Dans 9 cas sur dix, les autorisations de mise sur le marché d’un médicament ne dépendent pas d’elles, mais de l’Agence européenne du médicament (EMA), dont 85 % du financement est assuré par l’industrie pharmaceutique. Elles sont devenues de simples administrations enregistreuses et ont totalement relâché leur vigilance. (22)

Le Remdésivir

L’étude ACTT (Adaptive COVID-19 Treatment Trial)

L'AME a homologué le Veklury (nom commercial du Remdésivir) en s'appuyant sur les données préliminaires de l'étude ACTT (Adaptive COVID-19 Treatment Trial), portée par l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (National Institute of Allergy and Infectious Diseases) parue dans le journal New England Journal of Medecine (5).

L’étude montrent une amélioration de l'ordre de 4 jours dans le groupe Remdésivir, avec un rétablissement en moyenne après 11 jours contre 15 jours dans le groupe placebo.

Le taux de mortalité n'a en revanche pas été significativement différent entre les deux groupes : 8 % dans le groupe Remdésivir contre 11,6 % dans le groupe placebo.

Aucun bénéfice n'a été démonté en cas d'atteinte légère à modérée. De même, aucune différence n'a été observée chez les patients ayant débuté un traitement par Remdésivir alors qu'un traitement par ventilation mécanique ou ECMO (oxygénation par membrane extracorporelle) était déjà en cours. (7)

Utilisation du Remdésivir (8)

Un développement clinique contre la fièvre Ebola peu convaincant

Le Remdésivir a été évalué lors de l'épidémie de fièvre Ébola qui a sévi au Kivu (République démocratique du Congo) à partir de 2018. Ces essais ont montré une efficacité modérée, et son développement dans cette indication a donc été suspendu.

Une efficacité démontrée contre un coronavirus du chat

Le Remdésivir a montré une bonne efficacité contre un coronavirus du chat (péritonite infectieuse féline). En 2019, cependant, les laboratoires Gilead ont arrêté le développement du Remdésivir en médecine vétérinaire, créant un marché noir à grande échelle en Chine. Les vétérinaires chinois ont signalé des résultats positifs.

Le Remdésivir, déjà utilisé ponctuellement contre la COVID-19

Le Remdésivir a été administré à un premier patient de l'état de Washington (États-Unis) fin janvier 2020, sous la forme d'une ATU (Autorisation Temporaire d'Utilisation)  nominative ("compassionate use"). Début février 2020, deux essais cliniques ont été lancés en Chine avec des patients atteints de COVID-19 (formes modérées et formes sévères). Le 17 mars 2020, les autorités sanitaires tchèques ont approuvé le Remdésivir pour le traitement des patients atteints de formes sévères de la COVID-19. Il a également été utilisé ponctuellement en Italie. Le 20 mars, la FDA (Food and Drugs Administration) a annoncé que le Remdésivir était désormais disponible aux États-Unis dans le cadre d'une ATU (Autorisation Temporaire d'Utilisation) pour le traitement de la COVID-19.

Autres études (9)

Le Remdésivir fait l'objet de deux études multicentriques aux États-Unis (essais contre placebo) et dans les deux grandes études internationales qui ont démarré fin mars (Discovery et Solidarity).

Une autre étude contesterait l'efficacité du médicament et mettrait même en évidence des effets secondaires négatifs du Remdésivir. (11)

Une étude intitulée « Remdesivir in adults with severe COVID-19: a randomised, double-blind, placebo-controlled, multicentre trial » a été publiée le 29 avril 2020 dans The Lancet. Elle a été réalisée sur 237 patients dans 10 hôpitaux chinois. C'est une étude avec groupe de contrôle sous placébo. Le protocole est le même que l'ACTT et il s’agit également de patients sévères. La charge virale a été mesurée et n’a pas baissé. L'étude a été arrêtée en raison des effets secondaires. Elle conclut que le Remdésivir n’a pas d’effet positif clinique ou viral significatif, et pas d’effet sur la mortalité. En clair, le Remdésivir ne sert à rien.(25)

Les réactions des institutions Européenne

L’étude ACTT ayant débuté le 21 février 2020, l'évaluation européenne a porté sur des données préliminaires en date du 30 avril 2020. Les données finales sont attendues pour décembre 2020. Suivant les résultats, le 25 juin 2020, l'AME a considéré que le rapport bénéfice/risque du Remdésivir est positif chez les patients COVID-19 présentant une pneumonie et nécessitant de l'oxygène (correspondant à des cas sévères).

Le 3 Juillet 2020, la Commission Européenne a octroyé une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) conditionnelle.

Le 28 Juillet l’Union européenne signait une commande de Veklury (Remdésivir) pour un montant de plus de 60 millions d’euro (6).

Coût Financier

Sur le plan financier, le prix unique est fixé à 390 dollars (347 euros) par flacon dans l'ensemble des pays développés, soit 2 340 dollars (2 083 euros) par patient pour un traitement de 5 jours alors que la dose coûte 10 dollars, selon le Wall Street Jour­nal.

Contestation

L’étude ACTT a été contestée par certains, reprochant des résultats biaisés par les liens d’intérêt des auteurs avec le laboratoire Gilead. (10) (39)

Même ĺe très sérieux British Medical Journal a dénoncé les conditions du tests, l'influence de Gilead ainsi que les pratiques de marketing scandaleuses (15)

On reproche à l'étude ACTT de ne prendre en compte qu'un très faible nombre de malades (53), de ne pas avoir de groupe placébo. Certains malades sont ventilés, d’autres pas. La charge virale n’a pas été mesurée. 32 ont eu des effets secondaires (troubles digestifs, insuffisance rénale, hypotension). La conclusion de l’article, selon laquelle une

 « amélioration clinique » s’observerait chez la majorité des malades est à la limite du mensonge.

De plus certains constatent que l’utilisation massive de Remdésivir aux Etats Unis ne ralentit pas la progression ou la mortalité de la maladie. (32)

L’industrie pharmaceutique fondée sur l’Argent public

Bien qu’étant des entreprises marchandes, les groupes pharmaceutiques sont censés défendre une santé publique. A ce titre, ils bénéficient d’énormes subventions financières sans aucun contrôle sur l’utilisation des fonds. C’est ainsi que le public finance la recherche de ces groupes. La vente des médicaments est financée par le remboursement des sécurités sociales. La recherche se focalise sur les investissements rentables. Il n’y avait aucune recherche sur les virus Corona car jugée non rentable.

En Europe, un travail d’investigation d’un association d’avocats a mis en lumière comment les fonds publics européens pour la santé sont détournés au profit de grands groupes privés. (34)

En France, au lieu d’investir dans la recherche publique, l’Etat a choisi de rembourser, par le Crédit Impôt Recherche, des recherches privées dont il ne contrôle ni les thématiques, ni la rigueur, ni même la réalité. En asséchant la recherche publique, il est aussi de plus en plus difficile de trouver pour l’expertise publique des experts indépendants des industriels.

Les groupes pharmaceutiques sont très dépendants des décisions des autorités sanitaires publiques afin de pouvoir commercialiser leurs produits.

Les milliards investis dans l’influence se montrent ainsi rentables. Les bénéfices ont ainsi fortement augmentés ces dernières années.

Concernant le Remdésivir, Gilead a par exemple bénéficié de 62 millions d’eu­ros de subven­tions de la part du Natio­nal Insti­tute of Health pour ses recherches.

L’exemple de la recherche sur le vaccin de la COVID est flagrant (20). Jamais le développement d’un vaccin n’aura coûté si cher aux contribuables. Il semble que personne n’ait pensé à garder des droits sur le futur brevet du vaccin qui sera donc la propriété du laboratoire qui l’aura découvert. Les États, et leur citoyens, risquent de se retrouver à payer deux fois le prix du vaccin : une fois par les fonds publics investis pour le développer, une seconde fois pour en acheter des doses pour les populations.

Le soutien financier des pouvoirs publics prend aussi bien d’autres formes (35)

Cet investissement des nations détourné vers des profits privés va bien souvent se retrouver au final dans des paradis fiscaux (37)

Conclusion

La santé n’est pas un marché comme un autre. Il est incohérent d'avoir un budget promotion aussi disproportionné par rapport au budget recherche.

On ne pourra pas s'échapper de la logique marchande au sein de l'UE qui érige les règles de libre concurrence et de retrait de l'état comme religion. Le règne du lobby est tout puissant à Bruxelles. Il est urgent que nous retrouvions une souveraineté dans le domaine de la santé et une relocalisation de notre industrie pharmaceutique. Le budget de la santé Français doit sortir des logiques d’austérité et de privatisation imposées par notre appartenance à l’Union Européenne et à l’Euro. La France doit reprendre la main sur les formations des médecins, sur les études et sur les homologuations avec des experts réellement indépendants par rapport à l'industrie pharmaceutique.

Références

(1) Intoxication , Livre de Stéphane Horel

En 2009, l'Europe a lancé un compte à rebours : elle a décidé de réglementer les perturbateurs endocriniens et même d'en interdire certains. Suspectés de participer à l'augmentation des maladies " modernes " comme l'infertilité, les cancers du sein et de la prostate, le diabète ou l'obésité, ils font partie des plus grands défis de santé publique aujourd'hui. Mais les enjeux économiques sont colossaux et les industriels toujours aux aguets. À Bruxelles, leurs puissants lobbies s'activent dans les coulisses des institutions européennes pour influencer cette décision qui menace leurs affaires.

Après trois ans d'enquête et le dépouillement de milliers de pages de documents confidentiels, Stéphane Horel lève le voile dans ce livre sur ces stratégies employées par les lobbies de la chimie, des pesticides et du plastique et leurs alliés pour court-circuiter la réglementation. Ces documents permettent une incroyable plongée dans l'intimité de la correspondance entre lobbyistes et fonctionnaires de la Commission européenne. En direct de la " bulle bruxelloise " où la complaisance à l'égard de l'industrie semble la norme, cette enquête en forme de thriller raconte aussi le combat de ceux qui résistent à l'influence pour défendre une certaine idée de l'intérêt général et de la démocratie.

https://amzn.to/2XeXSZE

(2) Article du Canard enchaîné, 7 décembre 2011, p 3 Intitulé “Le gendarme européen du médicament testé corrupto-positif”

(3) Brexit: l'Agence européenne des médicaments quitte Londres

Avec à leur actif un environnement favorable au monde des affaires, des conditions fiscales avantageuses, une pratique courante de l'anglais, les Pays-Bas ont mis en avant leurs atouts pour attirer les entreprises et agences devant quitter le Royaume Uni après le Brexit.

https://www.lalibre.be/international/brexit-l-agence-europeenne-des-medicaments-quitte-londres-5c364d029978e2710e8957ed

(4) Gilead-Kite : l’EMA autorise son site de production de thérapies cellulaires CAR T en Europe

Kite, société du groupe Gilead, a annoncé avoir reçu l’autorisation de l’agence européenne du médicament (EMA) pour mettre en oeuvre une modification de l’autorisation de mise sur le marché de son médicament CAR T, permettant une fabrication complète en Europe. Avec cette autorisation, le site européen de Kite spécialement conçu pour la fabrication de thérapies cellulaires personnalisées est désormais pleinement opérationnel.

https://www.mypharma-editions.com/gilead-kite-lema-autorise-son-site-de-production-de-therapies-cellulaires-car-t-en-europe

(5) Compassionate Use of Remdesivir for Patients with Severe Covid-19

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2007016

(6) La Commission européenne garantit l'accès de l'Union au Remdésivir pour le traitement de la COVID-19

https://ec.europa.eu/france/news/20200729/acces_traitement_remdesivir_fr

(7) COVID-19 et Remdésivir : AMM conditionnelle pour VEKLURY

https://www.vidal.fr/actualites/25220/covid_19_et_remdesivir_amm_conditionnelle_pour_veklury_edit_du_6_juillet_2020/

(8) Remdésivir : une molécule testée pour une maladie du chat, la fièvre Ebola, et maintenant l’infection à SARS-CoV-2

https://www.vidal.fr/actualites/24542/remdesivir_une_molecule_testee_pour_une_maladie_du_chat_la_fievre_ebola_et_maintenant_l_infection_a_sars_cov_2/

(9) Les essais thérapeutiques en cours contre la COVID-19

https://www.vidal.fr/actualites/24555/les_essais_therapeutiques_en_cours_contre_la_covid_19/

(10) Remdesivir ACTT-1: Adaptive COVID-19 Treatment Trial Part 1

https://rebelem.com/remdesivir-actt-1-adaptive-covid-19-treatment-trial-part-1/

(11) Didier Raoult : Le Remdésivir ne soigne pas

Le Remdésivir ne soigne pas. Pire, il cause des insuffisances rénales : sur les 5 premiers patients traités par ce médicament à l'hôpital Bichat , 2 ont été mis sous dialyse.

https://twitter.com/raoult_didier/status/1281107799175544832?s=20

(12) Influence of conflicts of interest on public positions in the COVID-19 era, the case of Gilead Sciences

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2052297520300627

(13) ENQUÊTE. Les infectiologues français sont-ils trop proches de Gilead ?

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/enquete-les-infectiologues-francais-sont-ils-trop-proches-de-gilead_145585

(14) Joe Grogan: From Gilead Lobbyist to Trump Administration Budget Aide

https://www.healtheconomics.com/government/joe-grogan-from-gilead-lobbyist-to-trump-administration-budget-aide

(15) Commercial influence in health: from transparency to independence

https://www.bmj.com/content/369/bmj.m2456#

(16) Discovery : les experts français qui cherchent un traitement contre le Covid sont-ils sous l'influence des labos ?

Mais d'où vient le choix des molécules testées lors de l'essai Discovery ? S'il est présenté comme impartial, car établi sous l'égide de l'OMS, notre enquête montre que Yazdan Yazdanpanah, président de REACTing qui coordonne Discovery, a lui-même participé à superviser les recherches de traitement de l'OMS. Elle montre par ailleurs chez lui un attrait pour une molécule : le remdésivir.

Yazdanpanah a lui aussi siégé au "board" de Gilead entre septembre 2014 et juin 2016. Rappelons qu'au cours de cette période, Gilead a développé le remdésivir pour tenter de lutter contre Ebola - 2014 -, médicament que Yazdan Yazdanpanah expérimentera en 2018, en tant que président de REACTing, sur la maladie africaine, sans résultat significatif.

https://www.marianne.net/societe/discovery-les-experts-francais-qui-cherchent-un-traitement-contre-le-covid-sont-ils-sous-l

(17) Ambiguïté gouvernementale, liens d'intérêts au sommet de l'Etat : enquête sur la guerre secrète de la chloroquine

Christian Chidiac déclare des liens d'intérêts (avantages, rémunérations et/ou conventions) avec de très nombreux groupes de l’industrie pharmaceutique : Pfizer, MSD, Novex Pharma, ViiV Healthcare, AbbVie, Eumedica... Mais aussi Gilead. Le laboratoire pharmaceutique qui fabrique le remdésivir, médicament concurrent de la chloroquine au sein des d'essais cliniques contre le coronavirus. En effet, entre 2014 et 2019, Christian Chidiac déclare plusieurs milliers d'euros d'avantages perçus en transports, repas, hébergements, inscription à des colloques, mais surtout en rémunérations pour l'écriture d'études scientifiques en tant qu'"expert" au service du géant pharmaceutique américain.

https://www.marianne.net/politique/ambiguite-gouvernementale-liens-d-interets-au-sommet-de-l-etat-enquete-sur-la-guerre

(18) Revenus versés par BigPharma. A partir de 12 on a un foyer épidémique de conflits d’intérêts?

La Pr Karine Lacombe de Paris - Saint Antoine. 212.209 €, dont 28.412 € de Gilead.

http://www.francesoir.fr/societe-sante/top-13-des-revenus-annuels-recents-verses-par-lindustrie-pharmaceutique

(19) Médecine : témoignages d'incorruptibles

Consciente que la prise de décision s'est déplacée vers l'Agence européenne du médicament (EMA), elle part en quête des déclarations publiques d'intérêts de ses experts. "Pour les obtenir, j'ai utilisé un règlement européen qui donne accès aux documents administratifs. L'EMA a fait de la résistance. J'ai insisté, harcelé l'agence par mails, et ai fini par obtenir les déclarations d'une vingtaine d'experts français, dont je me suis aperçue qu'elles n'étaient pas mises à jour depuis 1995, date de création de l'agence..."

Fin 2008, elle entend parler d'une mission d'audit de la Commission européenne sur l'EMA et ses procédures d'autorisation de mise sur le marché. L'EMA lui refuse le rapport. Elle en appelle au médiateur européen. Deux ans et demi de procédure avant qu'il ne statue en sa faveur. "J'ai compris pourquoi l'EMA bloquait. Le rapport d'audit était accablant. Sur huit dossiers d'autorisation de mise sur le marché observés, aucun n'était conforme. Les liens d'intérêt des experts n'avaient pas été vérifiés avant l'expertise. Ils étaient pourtant majeurs : des conjoints d'experts travaillaient pour les labos dont le produit était évalué, des experts avaient travaillé moins d'un an auparavant pour ces mêmes labos."

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/04/18/temoignages-de-ceux-qui-disent-non-aux-labos_3162094_1650684.html

(20) Les Etats européens sont pour l’instant incapables de garantir un accès équitable à un futur vaccin contre le Covid

Jamais le développement d’un vaccin n’aura coûté si cher aux contribuables. Ni les recherches sur Ebola, ni celles sur le Sida, n’auront reçu autant de fonds publics dans un laps de temps aussi court. Pourtant, rien n’est fait pour empêcher un accaparement de ces recherches par des intérêts privés

https://www.bastamag.net/recherche-vaccin-Covid-19-laboratoires-pharmaceutiques-fonds-publics-OMS

(21) Grâce au coronavirus, Gilead a gagné 10 milliards $ en quelques jours

Gilead, le laboratoire américain qui produit le Remdesivir, n’a pas encore prouvé l’efficacité de ce traitement contre le coronavirus. En revanche, grâce à une communication bien conduite, la bourse de New-York a largement spéculé cette semaine sur la réussite de ce produit. Avec une hausse du cours de 10% dans la seule journée du 18 avril, la capitalisation boursière de l’entreprise atteint désormais 105 milliards $. Une belle opération…

https://lecourrierdesstrateges.fr/2020/04/18/grace-au-coronavirus-gilead-a-gagne-10-milliards-en-quelques-jours/

(22) Scandales pharmaceutiques : "Les autorités ne contrôlent plus rien"

Les autorités sanitaires en France perdent le contrôle, en partie à cause de leur manque de moyens. Dans 9 cas sur dix, les autorisations de mise sur le marché d’un médicament ne dépendent pas d’elles, mais de l’Agence européenne du médicament (EMA), dont 85 % du financement est assuré par l’industrie pharmaceutique. En face, les laboratoires tout-puissants dissimulent les informations importantes sur l'éventuelle dangerosité des produits qu’ils commercialisent. Lors des essais cliniques, certains se battent pour que les données ne soient jamais publiées, en invoquant le secret industriel. La logique financière prime sur la santé publique.

https://www.nouvelobs.com/sante/20160307.OBS5938/scandales-pharmaceutiques-les-autorites-ne-controlent-plus-rien.html

(23) Special Report No 15/2012: Management of conflict of interest in selected EU Agencies

https://www.eca.europa.eu/en/Pages/NewsItem.aspx?nid=2051

(24) A l'Assemblée nationale, Didier Raoult dénonce les conflits d'intérêt et le lobbying de Gilead

Devant la commission d'enquête, le scientifique a aussi suggéré aux députés d'enquêter sur le niveau d'influence du laboratoire Gilead, fabricant du remdesivir, autre molécule dont l'efficacité est testée dans le traitement du Covid-19.Face aux demandes de précision des députés, le microbiologiste les a notamment renvoyés à la consultation de la base de données Transparence Santé, qui recense les liens d'intérêt entre les entreprises et les acteurs du secteur de la santé.

Assurant avoir observé une «obsession de vouloir traiter les gens avec le remdesivir», notamment chez Yazdan Yazdanpanah.

https://www.parismatch.com/Actu/Sante/A-l-Assemblee-nationale-Didier-Raoult-denonce-les-conflits-d-interet-et-le-lobbying-de-Gilead-1691121

(25) Remdesivir in adults with severe COVID-19: a randomised, double-blind, placebo-controlled, multicentre trial

https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)31022-9/fulltext

(26) L’affaire Didier Raoult est-elle une nouvelle affaire Black Rock ?

Les fonds américains interviennent-ils dans les choix sanitaires français ?

Dans tous les cas, il serait dommageable que les pouvoirs publics, et singulièrement la technostructure de la santé française, effectuent des choix sans tenir compte des objectifs de souveraineté sanitaire dont l’importance est apparue comme cruciale à l’occasion de cette crise.

https://lecourrierdesstrateges.fr/2020/03/28/laffaire-didier-raoult-est-elle-une-nouvelle-affaire-black-rock/

(27) Comment les labos amassent des fortunes grâce à des médicaments au prix exorbitant

Cette belle rentabilité, le laboratoire a réussi à la négocier lors de la fixation des prix du médicament par les autorités publiques. Plusieurs experts qui ont rédigé un rapport sur le Sovaldi commandé par le ministère de la Santé en 2014 avaient des liens avec le laboratoire.

le prix du traitement implique de faire un tri entre les malades, plutôt que d’en faire bénéficier toutes les personnes atteintes.

Si elle le voulait, la France pourrait de son côté réclamer l’application de la « licence d’office » pour suspendre le brevet

 Serait-ce le seul moyen de réussir à contenir l’explosion du coût de ces médicaments, entraînant immanquablement la mise en difficulté des caisses de l’assurance maladie ?

https://www.bastamag.net/Comment-les-labos-amassent-des-fortunes-grace-a-des-medicaments-au-prix

(28) Conflits d’intérêts en hépatologie

https://formindep.fr/conflits-interets-hepatologie

(29) Yazdan Yazdanpanah, le virus de la santé publique dans le sang

Infectiologue et spécialiste de santé publique, Yazdan Yazdanpanah est l’un des acteurs-clés dans la gestion de la crise du Covid-19. Une maladie qu’il connaît aussi de l’intérieur, ayant été lui-même atteint.

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/04/26/yazdan-yazdanpanah-le-virus-de-la-sante-publique-dans-le-sang_6037817_1650684.html

(30) Lacombe, Yazdanpanah, ces médecins du service public qui cachetonnent dans le privé

Saviez-vous que tant de médecins du service public hospitalier faisaient des ménages, c'est-à-dire cachetonnaient pour des sommes parfois très élevées, dans des laboratoires privés ? La crise du coronavirus est l'occasion de montrer comment des conflits d'intérêt peuvent compliquer la donne et interférer avec les informations de santé publique. Nous livrons aujourd'hui des informations sourcées sur les sommes que Karine Lacombe et Yazdan Yazdanpanah , très exposés sur la question du coronavirus, ont perçues depuis 2012 de la part des laboratoires privés ont ils assurent aujourd'hui la discrète promotion.

https://lecourrierdesstrateges.fr/2020/03/30/lacombe-yazdanpanah-ces-medecins-du-service-public-qui-cachetonnent-dans-le-prive/

(31) Quand l’hépatologie s’enhardit à propos de l’efficacité des nouveaux médicaments de l’hépatite C, mais reste muette sur les lourds liens d’intérêts qui l’unissent aux industriels

https://archives.formindep.org/Quand-l-hepatologie-s-enhardit-a

(32) Etats-Unis : plus de 1000 morts de Covid-19 en 24 heures, où est le remdesivir ?

https://www.afrik.com/etats-unis-plus-de-1000-morts-de-covid-19-en-24-heures-ou-est-le-remdesivir

(33) Médecine : la presse spécialisée sous la coupe de l’industrie pharmaceutique

Les professionnels de santé ne sont pas les seuls à recevoir des cadeaux des laboratoires pharmaceutiques. Depuis 2012, selon EurosForDocs, les journaux médicaux et agences de com’, qui influencent eux aussi indirectement les médecins, ont reçu 258 millions d’euros de la part des entreprises du médicament.

https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/les-strategies-de-persuasion/medecine-la-presse-specialisee-sous-la-coupe-de-l-industrie-pharmaceutique/

(34) Recherche : comment de grands groupes privés tirent parti de fonds publics européens

Grâce à des partenariats public-privé, des entreprises peuvent développer leurs produits sans les contreparties attendues, selon des ONG.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/05/25/recherche-comment-de-grands-groupes-prives-tirent-parti-de-fonds-publics-europeens_6040656_3244.html

(35) Derrière les profits des labos, un soutien financier multiforme des pouvoirs publics

Depuis le soutien à la recherche jusqu’à la prise en charge des dépenses de santé, une proportion importante des profits réalisés par l’industrie pharmaceutique provient en dernière instance des contribuables et des assurés sociaux.

https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/le-megabusiness-des-labos/derriere-les-profits-des-labos-un-soutien-financier-multiforme-des-pouvoirs-publics/

(36) Comment le Remdesivir a traversé l’Atlantique : un efficace traitement médiatique

https://www.afrik.com/comment-le-remdesivir-a-traverse-l-atlantique-un-efficace-traitement-mediatique

(37) Quand les revenus du médicament atterrissent dans les paradis fiscaux

Non contents d’accumuler les profits sur le dos des pouvoirs publics et des systèmes de sécurité sociale, les laboratoires pharmaceutiques sont également passés maîtres dans l’art de l’optimisation fiscale. Illustration avec les quatre grands labos américains, Pfizer, Merck, Abbott et J&J, épinglés par l’ONG Oxfam.

https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/le-megabusiness-des-labos/quand-les-revenus-du-medicament-atterrissent-dans-les-paradis-fiscaux/

(38) Comment Gilead influence les politiques français.

Le lobbying est faiblement évoqué voire murmuré parmi les journalistes et les politiques lorsque l’on demande la provenance des financements et des stratégies pour gouverner notre pays.

http://www.geopolintel.fr/article2208.html

(39) Remdesivir : l'Agence Européenne du Médicament met-elle en danger notre santé?

http://www.francesoir.fr/societe-sante/remdesivir-lopinion-de-lagence-europeenne-du-medicament-met-elle-en-danger-la-sante

(40) Covid-19: Experts criticise claim that remdesivir cuts death rates

https://www.bmj.com/content/370/bmj.m2839.full

(41) BFM TV a beaucoup d’actionnaires communs avec le laboratoire Gilead…

https://www.medias-presse.info/coronavirus-tres-hostile-au-professeur-raoult-bfm-tv-a-beaucoup-dactionnaires-communs-avec-le-laboratoire-gilead/119229/

(42) Comparaison de l’actionnariat entre Facebook et Gilead

(43) Sida, cobayes et polémique

https://www.jeuneafrique.com/127941/archives-thematique/sida-cobayes-et-pol-mique/

 


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